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Daniel Soperri, The Mythological Travels, Somethng Else Press, New York, 1970
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  • Daniel Soperri, The Mythological Travels, Somethng Else Press, New York, 1970
  • The Mythological Travels… of a modern Sir John Mandeville, being an account of the Magic, Meatballs and other Monkey Business
  • Daniel Spoerri, The Mythological Travels, intro. d'Emmett Wiliams, Something Else Press, New York, 1970
  • Daniel Spoerri, Magic à la noix
  • Daniel Spoerri : Magic à la noix, A gastronomic itinerary, A dissertation on keftedes
  • Daniel Spoerri, The Mythological Travels, 1970

SPOERRI Daniel

DANIEL SPOERRI

THE MYTHOLOGICAL TRAVELS

édité par Somethng Else Press, New York, 1970 (by the parking lot of the Chelsea Hotel)

introduction d'Emmett Wiliams
textes traduits du français de Daniel Spoerri :
A letter
Magic à la noix*
A gastronomic itinerary** 
A dissertation on keftedes***

format : 21 x 14,5 cm
278 pages
impression NB
couverture toilée sérigraphiée argent+ jaquette en Rhodoïd
relié par cahiers cousus collés

petit manque en tête sur la jaquette en Rhodoïd
sinon en parfait état 

50,00 €
TTC
Quantité

Le titre complet est : « The Mythological Travels… of a modern Sir John Mandeville, being an account of the Magic, Meatballs and other Monkey Business Peculiar to the Sojourn of Daniel Spoerri upon the Isle of Symi, together with diveras speculations thereon ( Les Voyages mythologiques… d’un Sir John Mandeville des temps modernes, récit de la magie, des boulettes de viande et autres bizarreries propres au séjour de Daniel Spoerri sur l’île de Symi, accompagné de diverses spéculations à ce sujet) ». « Ce livre est en réalité trois livres : une étude de la magie qui ne fonctionne pas, un itinéraire gastronomique d’une île où le luxe culinaire est inexistant, et une dissertation sur la boulette de viande qui s’égare en une longue digression sur le thème du sang. » (Extrait de l’introduction du traducteur.)

* « Magie à la noix » fait référence au caractère fétichiste supposé des objets. Ils ont été créés sur l'île grecque de Symi, où Daniel Spoerri s'est retiré pendant un an, estimant que son identité artistique était trop étroitement liée à ses tableaux de pièges. L'aridité et la pauvreté de l'île rendaient le collage de vaisselle sur une surface inapproprié, voire impossible. Il n'y avait pratiquement aucun déchet. Tout était conservé aussi longtemps que possible. Spoerri s'est concentré sur les objets trouvés les plus simples et a produit une série d'objets compacts, relativement petits, à l'allure fétiche. Aujourd'hui, l'ensemble de la série est conservé au musée du château de Morsbroich à Leverkusen.

** « Cet itinéraire gastronomique complet (puisqu’il inclut même des recettes pour chats), partant de l’idée qu’il puisse être aussi ou plus divertissant de savoir exactement ce que des artistes mangent plutôt que ce qu’ils pensent… » Écrit à Symi au printemps 1967, le Journal gastronomique retrace un mois de la vie de l’artiste sur cette île de la mer Égée en compagnie de son amie Kichka et de leur hôte, un certain Kosta Theos, étrange Simiote qui se prend pour Dieu. L’ouvrage est écrit comme à deux voix : d’une part, le texte proprement dit, qui comporte une abondance de recettes, d’anecdotes du jour, de réflexions ; de l’autre, les notes, abondantes elles aussi, un récit dans le récit.

*** Au cours de son séjour à Symi, dans le Dodécanèse, il rédige (entre le 20 décembre 1966 et le 20 janvier 1967) un premier essai : la Dissertation sur le ou la keftédès [xxi], un recueil d’anecdotes et de recettes sur la boulette de viande, dont l’art est attribué aux pays pauvres : « On a dit que le keftédès ou la boulette, c’est le plat du pauvre, de celui qui allonge les menus reliefs de sa table avec du riz, des pommes de terre, de la farine ou du pain […] Mais le keftédès est aussi le défit du pauvre à la pauvreté, son refus de manger ces restes tels quels, uniquement poussé par la faim […] en conséquence si à un moment j’ai donné le keftédès comme preuve de civilisation et refus de primitivité, je n’ai pas eu tellement tort […] Le keftédès, c’est la façon du pauvre d’être riche, de faire le mieux de son peu […] »